Festival de Vézelay
Orchestre national de Metz Grand Est, Léo Warynski, Les Métaboles
Concert
Lieu
Dates

Style
symphonique
C’est Francis Poulenc qui, avec ses Litanies à la Vierge Noire, ouvre ce chemin spirituel proposé par Léo Warynski. Le compositeur du Dialogue des Carmélites, retrouve, avec le choc émotionnel que crée en lui la « bien modeste chapelle » de Rocamadour, une foi endormie. Les Litanies, composées en 1936 en sept jours, sont sa première pièce d’inspiration religieuse. Œuvre dépouillée mais dont certaines harmonies savent rester âpres, elle fait appel à des voix de femmes et un orgue.
C’est cette même dévotion que l’on retrouve dans le Te Deum d’Arvo Pärt. Composé pour trois chœurs et un orchestre à cordes en 1984, il est créé le 19 janvier 1985. L’œuvre est « une quête de quelque chose d’éphémère, de quelque chose perdu depuis longtemps ou pas encore trouvé, une quête de quelque chose que l’on croyait inexistant, mais si réel qu’il existe non seulement en nous, mais aussi au-delà de notre être » (Pärt). Trois grands parties, divisées en sections (dix-sept en tout) composent un ensemble dont le texte est construit sur vingt-neuf versets. Une musique qui semble émerger du néant, « une atmosphère qui pourrait être infinie dans le temps, en retirant délicatement un élément — une particule de temps — du flux de l’infini. » (Pärt)
L’œuvre de Julia Wolfe, cofondatrice de l’ensemble new yorkais Bang On A Can est pour chœur a cappella. Basée sur un texte bref, Guard My Tongue n’est pas, stricto sensu, une œuvre religieuse. Mais son texte, en se référant au Psaume 34 (verset 13), s’y rattache. Musicalement, la pièce s’appuie initialement sur une cellule mélodique d’une mesure centrée sur le titre. Puis, en jouant sur des moments de silence structurant, sa texture musicale se densifie peu à peu avant de revenir, avec les seules voix de femmes vers le silence.
C’est peut-être l’une des œuvres parmi les plus célèbres de Leonard Bernstein. Chichester Psalms, première œuvre achevée après sa Troisième Symphonie dont elle a en commun l’usage de textes en hébreu. Bernstein, lors d’une conférence de presse donnée en 1977, confie : « J’ai passé presque toute l’année à écrire de la musique dodécaphonique et des choses encore plus expérimentales. […] Mais après environ six mois de travail, j’ai tout jeté. Ce n’était tout simplement pas ma musique […]. » Les Chichester Psalms, qui furent créés en juillet 1965, sont, d’après Bernstein « la pièce tonale la plus accessible que j’aie jamais écrite. »


