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« Youn Sun Nah habite et magnifie la musique. 
À ses côtés je ressens la musicalité et l’humanité de chaque note »
 
 
Récompensée du prix Django Reinhardt de l’Académie du Jazz (Meilleur musicien français de l’année) et nommée Révélation des Victoires du Jazz en 2015, Airelle affiche un beau parcours.
En 2017, Radio France et l’ensemble des radios européennes la choisissent pour diriger l’Euroradio Jazz Orchestra 2017. Elle compose, arrange et dirige une heure de musique pour cet orchestre de 14 jeunes musiciens européens. La création voit le jour sur la scène du studio 104 de Radio France et est suivie d’une série de concerts dans les principaux festivals de jazz en France.
Formée entre autre par Wynton Marsalis, Pierre Gillet et Kato Havas (disciple de Yehudi Menuhin) à Oxford, diplômée du CNSM de Paris, la trompettiste aux multiples talents illumine la scène jazz européenne avec son Airelle Besson quartet, mais aussi ses duos avec Vincent Ségal ou Lionel Suarez, et enfin avec son trio franco-allemand Besson / Sternal / Burgwinkel. 
Elle apparaît sur une soixantaine d’albums et compte à ce jour plus d’une centaine compositions.

Quelle est votre relation avec la chanteuse Youn Sun Nah ?
 
J’ai rencontré Youn il y a longtemps pendant nos études à Paris, on fréquentait les mêmes lieux. Nous sommes rapidement devenues amies.
Sa carrière a décollé et nous avons toujours gardé contact.
C’est un véritable plaisir de pouvoir à nouveau travailler avec elle. 
Youn habite et magnifie la musique.
À ses côtés, je ressens la musicalité et l’humanité de chaque note. Elle a une présence incroyable qui emporte tous les musiciens derrière elle, grâce à sa technique exceptionnelle d’une part, sans jamais être démonstrative, et aussi grâce à ses qualités humaines.

On vous connaît comme trompettiste mais vous êtes aussi compositrice, arrangeuse, vous faîtes de l'orchestration... pourquoi cette envie de "tout faire" ?

À mon sens, chaque activité en enrichit une autre et tout se mêle. Quand j’étais plus jeune, je préférais interpréter : je trouvais plus intéressant de découvrir tout ce qui avait déjà été fait.
Puis un jour on m’a demandé de composer pour un projet et j’ai commencé à aimer ça, à tel point qu’aujourd’hui la composition a une part de plus en plus grande dans ma vie. Aujourd’hui je me sens bien avec la musique que je compose.

Comment ça se passe en tant que femme dans la scène jazz française ?
 
Je n’ai jamais vraiment accordé d’importance au genre des personnes avec lesquelles je joue. Durant mes études au conservatoire, j’ai souvent été la seule femme et ça ne m’a jamais dérangé outre mesure. J’ai toujours placé la musique avant cette question, mais je reste bien au fait de la réalité de cette scène.
Je soutiens toutes les femmes qui souhaitent se lancer dans le monde de la musique.
 
Pour "Classical Swing", vous partagez la scène avec la chanteuse Youn Sun Nah et avec l'Orchestre national de Metz. Quelles histoire se cachent derrière ce concert ?
 
Dans un premier temps, je tiens à souligner qu'il est formidable de pouvoir partager la scène avec des artistes aussi talentueux : c’est un véritable plaisir pour moi.
C’est suite à ma résidence à la Cité musicale-Metz que nous avons construit le spectacle Classical Swing et une chose en amenant une autre, nous avons proposé à Youn Sun Nah de se greffer au projet.
Je tiens également à souligner la qualité de l'équipement de l’Arsenal, qui propose un cadre de travail exceptionnel avec une acoustique géniale.
 
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